Freunde von Freunden

Théo Gennitsakis
Graphic Designer, Apartment, 10ème arrondissement, Paris
Interviews > Théo Gennitsakis

Tout autant Greek que geek, Théo Gennistakis ne connait pas la crise. Regarder son travail c´est un peu se balader dans le monde d´un Charlie Kaufman gentillement pervers qui aurait mangé des champignons devant des tableaux de Chirico. Boulimique de travail, autodidacte talentueux, mais aussi noceur notoire. Théo cache ses cheveux sous son chapeau: marque de fabrique.

Dans son crâne y à des filles en pagaille, des lettres en dentifrice, des fesses, des nichons, des strings, des statues à la rose, comme les lèvres de ses joueuses de tennis.

Et parfois y à sa propre tronche qui se ballade, la main en visière, l´oeil torve, le sourire un peu trouble: il est le où est Charlie en cavale dans la peau de John Malkovich.

Aujourd’hui il a laissé place à la photo dans son travail et travaille de plus en plus avec des marques de mode.

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Racontes nous une anecdote de ton enfance en Grèce.

La seule dont je me souviens, c’est lorsque je devais avoir 5 ou 6 ans. J’étais avec mon père dans une sorte de cabaret grec. Il y faisait très sombre et c’était enfumé, parce qu’à l’époque on pou- vait encore fumer dans les bars. À un moment donné, j’ai vu un monsieur qui portait un énorme chapeau. Je demande alors à mon père pourquoi il est aussi gros. Mon père ne sait pas quoi me ré- pondre et décide alors d’aller poser directement la question à l’homme. Il répond : « C’est pour ne pas perdre mes idées et les garder bien au chaud ». Depuis cet épisode, à chaque fois que je revois mon père, il me répète que si moi aussi j’en porte, c’est pour garder cette même flamme dans mon métier…

Tu veux dire que ça n’a rien à voir avec ta chute de cheveux?

Je n’ai pas de problème de chute de cheveux malgré ce que l’on pourrait penser !(rires) Bon un tout petit peu quand même devant, mais bon ça va!

Peux-tu me parler un peu de ton parcours et de ton arrivée à Paris?

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, je ne suis pas né en Grèce. Je suis né en France, sauf que mes parents sont retournés dans la région hellénique lorsque j’avais 2 ans. Je faisais en fait pas mal d’aller-retours. On ne vivait pas en ville mais dans un petit village. J’y suis resté jusqu’à mes 15 ans et puis comme il n’y avait vraiment rien à faire, j’ai commencé à déprimer et ai soma- tisé. Du coup je me suis retrouvé avec des petites plaques rouges partout pendant des semaines. Alors ma mère a décidé de m’envoyer à Paris, vivre chez ma grand-mère. J’ai vécu avec elle pen- dant 3 ou 4 ans, puis mes parents nous ont rejoint.

Tu penses que vivre en Grèce à influencé ton travail?

Mon adolescence en Grèce a beaucoup influencé ce que je fais aujourd’hui, pas vis-à-vis des formes et du reste, mais surtout par rapport aux couleurs. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, la Grèce ce n’est pas que des îles bardées de bleu et blanc. Dans les petits villages il y
a énormément de couleurs, tout est vif. Je me souviens du jardin de ma grand-mère où il devait
y avoir au moins cinq cent sortes de fleurs et autant de tonalités. C’est cette richesse de palettes chromatiques qui se retrouve dans mon travail et dans mes illustrations. Tout jeune déjà, j’ai com- pris que j’étais dôté d’un certain talent pour le dessin. Mes profs me disaient que c’était ce que je maîtrisais le mieux. J’aimais ça et je trouvais ça facile.

Et est-ce que Paris a été aussi formateur pour toi?

Je ne sais pas si Paris l’a vraiment été. Ça a plutôt été une occasion d’exprimer ce que j’avais en- vie de dire et de faire. Je pense que si j’ai aujourd’hui la vie que j’ai et que je peux faire ce qui me plais, c’est bien parce que je vis ici. C’est une grande ville avec beaucoup de choses à faire. Il y a des musées partout, des événements tout le temps. Alors oui, ça m’a inspiré, mais je ne peux pas dire que ça a changé ma vie. Voilà, c’est une belle ville, c’est propre, tu rencontres des gens tout le temps. Mais le truc qui me dérange c’est que ça reste quand même très classique, vraiment pas moderne. Pour moi c’est vraiment une « ville musée ». Du coup c’est à double tranchant et ça me bloque un peu. Quand tu viens, c’est génial pour t’exprimer, tu peux faire pas mal de choses, mais quand tu as envie d’aller un peu plus loin, faire des choses nouvelles que tu n’as pas exploitées, qui n’ont pas été faites, le classicisme ambiant est comme un mur.

Comment t’es-tu lancé dans l’illustration? Pourquoi cette obsession pour lesfilles nues?

Quand je vivais chez ma grand-mère, le soir je ne savais pas trop quoi faire,donc comme je dessi- nais beaucoup je me suis mis ensuite à faire du graffiti. Je ne me prétends pas super graffeur mais c’est comme ça que j’ai commencé à faire de l’illustration sur ordinateur. J’avais été choppé par les flics, ça a fait des histoires avec mes parents. Comme je ne voulais pas trop les stresser, j’ai commencé à peindre et à dessiner chez moi.

Je dessinais des femmes, leurs postures, leurs formes. Quand j’ai débuté avec l’illustration je dessinais ces corps, que je mélangeais avec les couleurs de mon enfance et à mes inspirations. Ça a donné un style très coloré, très vif, très sexuel. Enfin les gens le voyait comme ça, alors que pour moi ça n’était qu’une question de rapport de formes. Et puis j’ai créé un site perso qui était mon book en ligne. Au fur et à mesure j’ai commencé à avoir des retours et des commandes pour des magazines en freelance. J’avais beaucoup travaillé dessus. Beaucoup de gens me connaissent par rapport à l’illustration, même si mon champ de création n’est pas limité qu’à cette pratique.

Quels souvenirs as-tu gardé de tes expériences en agences?

J’ai commencé à travailler très tôt en agence. J’ai arrêté l’école en 3ème en fait. J’ai ni le brevet, ni le bac, ni rien. Je n’ai aucun diplômes. Mes parents n’étaient pas vraiment aisés du coup j’ai arrêté l’école vers 15, 16 ans. J’ai intégré une agence d’édition en stage, et c’est parti très vite. Comme j’étais vraiment passionné et intéressé, je travaillais tous les jours, week-ends compris. Finalement j’ai eu une proposition d’embauche à 17 ans et ça s’est fait tout seul. À 19 ans j’ai intégré une agence digitale. Après un an à assister le DA, je suis devenu DA à mon tour. Je travaillais pour l’Oréal Paris. Ça a été le pire souvenir de mon expérience, c’était vraiment fatigant. Je faisais pas mal de choses à coté et j’ai été repéré par d’autres agences. À 22 ans je suis parti dans une agence worldwide, qui appartient désormais à Publicis, où j’occupais le poste de directeur artistique ju- nior. Je ne bossais que sur des appels d’offres.

Bosser dans des agences publicitaires et digitales pendant environ 5, 6 ans m’a fatigué parce que tu n’es en contact direct qu’avec les agences marketing et pas avec les créatifs ou les designers. Je travaille plutôt avec les marques de mode, donc j’ai décidé de me mettre en freelance et grâce à ça, j’ai pu avoir accès à des projets beaucoup plus créatifs et plus larges: de la réalisation, de
la direction artistique, du print, du digital. Beaucoup plus de choses variées. C’est cette envie de diversité qui m’a poussé à ouvrir ma propre agence, pour proposer ce que je pense être le mieux pour le client. Ne pas être enfermé dans ce système d’agence, où tu dois passer par 10 personnes pour pouvoir valider quelque chose. Pour moi les agences françaises ne sont pas un exemple.

Est-ce selon toi dû à un manque de spontanéité?

Pour moi l’état d’esprit en France, c’est le moins de prise de risques possible. On n’est pas dans la recherche de la nouveauté. On veut juste prendre exemple sur les pays étrangers, attendre que ça sorte et voir si ça marche. Une fois que c’est bon, on le fait nous même. Mais du coup c’est frus- trant pour les créatifs français, qu’on ne laisse pas innover. C’est pour ça que les bons créatifs vont vivre à l’étranger, pour pouvoir prendre des risques et se faire plaisir. Quand tu restes ici, tu n’es souvent que dans la frustration. Surtout quand tu es jeune et qu’on ne te laisse pas aller au bout de tes envies et de tes idées, parce-qu’on ne te considère pas comme crédible, alors que tu pourrais très bien faire des choses extrêmement riches et variées.

C’est quoi la solution que tu proposes?

Quand j’ai ouvert il y a quelque années, mon agence la Surprise, que j’ai fermé depuis peu, j’ai voulu prendre un positionnement très personnel dans le but de proposer de la vraie nouveauté. Mais je me suis rendu compte qu’en fait il n’y a pas de solution. C’est juste l’état d’esprit, on est juste en retard. Quoi que tu fasses y’a rien à faire. Il faut attendre et être patient. Mais je ne pense pas que c’est ma génération qui va pouvoir profiter d’une vraie liberté de création.

Qu’est-ce qu’il faut pour être créatif?

Être curieux, faire les choses pour pouvoir prouver à soi et aux autres ses capacités. Après c’est un état d’esprit. Un lifestyle, être interéssé par tout, tout essayer. Et puis il y a le talent, tu peux pas être un bon créatif si tu n’as pas un minimum de talent. Y’ a plein de créatifs mais y’ en a peu de talentueux.

C’est quoi pour toi une bonne agence?

Moi ça va faire 10 ans que je travaille.J’ai l’impression que je tourne un peu en rond même si
j’ai fait pleins de choses. Je suis passé dans pleins d’agences de pub et je me suis rendu compte qu’une agence qui marche c’est surtout un état d’esprit interne. La manière dont les gens tra- vaillent ensemble et comment ils s’entendent. Tu ne peux pas éviter les choses que font toutes le grosses agences. Il y a pleins de contraintes. Mais je pense qu’une bonne agence, c’est juste une agence qui est bien avec elle-même. C’est hyper psychologique: c’est une agence qui fait ce qui lui plais, l’idée n’est pas de gagner des millions, parce que si tu arrives à faire seulement des bou- lots qui te plaisent au bout d’un moment, ça attire et ça se ressent, ça fonctionne bien et forcément ça grossit.

Comment tu travailles du coup aujourd’hui?

J’ai ouvert ma nouvelle agence PRESSURE depuis le 1er janvier 2012 et aujourd’hui je fais vraiment ce qu’il me plais. Je peux m’offrir le luxe de travailler avec les clients que je choisis, et travailler sur des projets auxquels je crois. Du coup je fais environ 90% de mode et de luxe et 10% de musique, parce que ce sont les seuls secteurs intéressants pour moi. J’ai une dizaine d’em- ployés et puis on pioche dans les gens en freelance avec lesquels on a envie de travailler selon les projets. On forme des équipes par projets, mais seulement sur le principe de one shot, sans contrat à l’année, c’est pas ce qui nous intéresse. Le but c’est d’avoir la liberté de faire ce qu’on veut sur tous les projets.

Pourquoi ça n’est possible que dans le luxe?

Parce que c’est le marché n°1 en France et qu’on le veuille ou non, à un moment, on est appelé à faire ce type de projets. La mode à Paris c’est quand même super intéressant et pointu. Je pense que si je reste à Paris aujourd’hui et que je continue à y vivre c’est juste pour ça, sinon je serais surement parti à N.Y ou à Tokyo. La mode à Paris reste très créative et c’est le domaine où je peux m’exprimer le mieux parce que les gens y sont très ouverts. Pendant la fashion week, tu as des gens du monde entier qui se retrouvent ici. Quand tu les rencontres tu peux être facilement émer- veillé par la diversité des talents, c’est super stimulant et ça me plait vraiment.

C’est quoi sinon ton trip avec les bougies?

Alors c’est un peu compliqué, depuis que je suis tout petit je suis fan de parfums. J’arrive beau- coup à les reconnaître, parce-que j’associe les différentes odeurs à des gens que je connais où bien même à des lieux. C’est un truc de sensibilité et de mémoire olfactive. Lorsque je vis un moment fort ou une rencontre, ou bien même que je voyage dans un lieu marquant, j’achète un parfum ou une bougie, pour me les remémorer en les sentant. Donc, quand parfois je suis chez moi, dans des moments de nostalgie ou de mélancolie, je prends la bougie ou le parfum qui correspond à
un souvenir et je me fais des shoot odorants. C’est comme une vidéo de vacances. À la différence des gens qui filment, moi je préfère garder l’odeur. Chacun son truc. Maintenant j’ai une grosse collection! Du coup, en me rendant compte de l’importance des fragrances dans l’imaginaire col- lectif, j’ai décidé de faire un projet autour de ça. Je ne peux pas vraiment en parler parce que c’est secret et que ça va sortir bientôt!

C’est marrant d’entendre un graphiste qui parle d’odeurs.

Ben tu vois ça, ça m’énerve! C’est parce que j’ai cette étiquette de graphiste. Moi je ne suis pas graphiste, je ne suis pas illustrateur. Je ne suis rien, juste un mec qui a des idées. Je suis un créatif pur et dur: je ne me ferme à rien. Créer un projet où j’utilise des odeurs c’est aussi légitime que
de faire une illustration, ou un site internet, parce-que tout fait appel aux sens. C’est de ça dont je parlais : le problème de travailler en agence en France c’est ce truc des étiquettes. Quand tu te bal- lades dans une ville comme N.Y et que tu demandes à un mec ce qu’il fait et qu’il te dit qu’il fait de tout et bien c’est vrai et ça ne choque personne. On peut tout à faire être compétent dans pleins de domaines différents. Pour moi, concevoir un projet sur les odeurs n’est absolument pas éloigné de ce que je fais en graphisme. Je n’ai pas l’impression de faire un autre métier, tout est lié et tout est proche. Quand tu es intéressé et que ça va vite, quelque soit le domaine, ça devient vraiment passionnant quand tu peux toucher à tout. Moi mon hobby c’est mon travail, j’adore ça, je bosse tout le temps. Ce que j’aime c’est créer, alors c’est vraiment que du plaisir.

Tu ne crois pas que tu travailles un peu trop?

Non, je pense qu’on ne travaille pas assez. Moi je suis content, je suis jeune, j’ai 29 ans. Je fais plein de choses, je voyage, c’est mon travail qui m’épanouit. Si tu m’enlèves ça, je meurs. Donc comme ça me plait, je ne peux pas te dire que je travaille trop parce que ça me procure trop de plaisir. Je ne peux pas dire que c’est un travail en fait…

Merci beaucoup, Théo!

Interview: Ilan Rosenblatt

Texte: Doris Lanzmann

Photographie: Natalie Weiss